Un pays le crâne policé
re-cire ses bottes, pointes rasées
La capitulation a Ö souillé
sa fierté surmenée
Survolté
il a du s'excuser
le pauvret
Pour ne pas être suspecté
ne point être civilisé
il a payé
6 millions de sociétés
persécutées
par une croix gammée
tant vénérée
par la pieuse Papauté
qui sait si bien prier
Un pays, le crâne rasé
obsédé
le pauvret
à demeurer
purement aliéné
a longuement cuisiné
une revanche d'enragés
Pour se déculpabiliser
le pauvret
s'est démilitarisé
et
avec des crânes rasés
qu'il a éduqué
à détester
les étrangers,
il revient, le cul relevé
les bottes cirées
énivré
d'une vieille idée :
expulser,
pardon : exécuter
tous les sangs infectés
et les femmes voilées
Pour mieux adorer
un rabbin aux bras cloués
ce pays habitué
à voler
s'est condamné
à se souiller
le pauvret
Réanimer
sauver
ce juif aux pieds cloués
pensez
ça coûte des mains et des pieds -
- ensanglantés
à la pieuse Papauté
de ce pays tant bien germanisé
que pour l'exorciser
il faudra, le pauvret
d'abord le décuver
ensuite le circonciser
et vite fait, l'envoyer -
cabaler -
hiberniser pour déterrer
sous le Mont des Oliviers
son juif au corps disloqué
(C) N. Keppler - 7 Octobre 2004